Après une pause, plus ou moins longue , de retour. Il y aura des choses à raconter, d'autres à ne pas dire. Par où commencer? C'est drôle, lorsque l'on doit raconter quelque chose, on cherche toujours par où commencer. Comme s'il fallait ordonner les choses, que sans cet ordre, les choses serait dénuées de sens. Les gens ont comme le besoin de voir le bout de la pelotte de laine, rassurés, ils se disent q'uil y a alors un but. N'empêche, ce n'est pas cela qui sauva Arianne . Je ne sais pas si je vous empêcherai de connaitre une fin aussi désastreuse que la belle Arianne, mais tout du moins, cela m'aide à contourner les modalités introductives .
Dans mes oreilles, le violoncelle et la guitare de Nosfell et Pierre le bourgeoirs "Smoke" . Le violoncelle, c'est beau, c'est déchirant. Et c'est le seul instrument capable de traduire les larmes et les gémissements des hommes . Et je me dis que ce morceaux est parfait , assez représentatif de ce que j'ai ressenti depuis de nombreux mois- voire des années- et que je ressens encore aujourd'hui à une moindre mesure. Avez-vous déja senti le vide ? Je ne parle pas du vide au sens spatial . Je veux dire le vide psychologique . Celui qui surgit sans prévenir, celui qui bouscule notre équilibre- précaire. Se croire invincible depuis vingt-et-une années et sentir que toute nos certitudes s'écroulent . La carapace forgées sur le néant s'est brisée . Au début ,c'est dur, de ne pas savoir ce qu'il nous arrive, penser que l'on devient autre cela effraie, il faut l'avouer. L'homme est de nature à vouloir tout maitriser, les coeurs, les émotions, les actes, les paroles mais il oublie souvent que la nature à échelle humaine peut entièrement nous contrôler c'est le début de la maladie, retour brusque à l'animalité. Dois-je préciser qu'au stade où je m'exprime, cela relève de la pathologie ?
L'excès, les excès . L'accès de folie , l'accès de trop. Et encore ces mots où les sons cassants "iks" se croisent et brisent la continuité de mes mots et une partie de ma vie. Une fille chante rehab, je hurle rehab. On penserait à remercier les gens qui nous ont soutenus, et puis on se rend compte que cela sonne faux, faux comme les larmes de ces putains de stars lorsqu'elles reçoivent un GrizzlyAward. Faux comme ces ceintures D&G que beaucoup de nos petites soeurs portent pour se donner un genre, encore plus faux que leur ceinture en plastique. Non, je ne suis décidément pas sortie de tout ça. Le paquet , à moitié entamé de Philip Morris m'attends sur le bord de mon bureau. Le joint que j'ai roulé il y a quelques temps n'est pas suffisant pour me faire écrire des choses correctes, concrètes. Ce que j'ai su faire. Transmettre l'émotions dans les mots. Les mots m'ont lachés alors dénudé je me suis raccrocher à d'autres maux, pour me retrouver, dira-t-on. Alors pardonnez-moi cette faiblesse , et mes addictions .
Smoke . Et cette chanson qui reste ancrée dans mon cerveau comme le sillage de la coke qui reste ancrée en moi depuis des mois . Je vous laisse écouter.
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